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Supplique au printemps boudeur
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Printemps fêtard qui pétarade
Et envoie l’hiver au placard
Où donc es-tu ?

Bien en retard
Tu te lèves d’un air maussade
En habit gris de promenade
Et les soubresauts de l’hiver
Ses incartades
Te laissent coi !
Es-tu malade ?

Tu laisses pendus au vestiaire
Tes pourpoints légers qui ondoient
Décidément tu me déçois
Tu restes sur ton quant-à- soi
Et je déplore tes manières !

Sors-donc vite de ta tanière
Pour enfiler tes bas de soie
Retenus par des jarretières
De bon aloi !
Jette ta cape de vigogne
Dénude pour nous sans vergogne
Tous tes appâts!

Mets des fleurs à nos boutonnières
Cœurs qui festoient
Et la lumière sur les toits !
Et ne fais pas tant de manières
La nature pour toi déploie
Ses plus beaux champs de primevères
Les bourgeons pullulent aux bois
L'oiseau qui bâtit sa chaumière
Dès le matin chante pour toi !











Les Incas tondaient autrefois les vigognes pour fabriquer des livrées impériales. La toison de la vigogne est constituée de fils particulièrement fins (12 microns de diamètre) qui permettent de tisser une étoffe de très haute qualité procurant une excellente isolation au froid. Ce tissu, qui ne peut être fabriqué que manuellement, est utilisé pour l'habillement de luxe (il est plus cher que l'alpaga). Le cachemire semble rêche en comparaison du tissu obtenu, qui n'est pas teint pour préserver sa douceur. Plusieurs couturiers utilisent désormais ce tissu ce qui constitue une véritable aubaine pour les villageois qui vendent la laine des animaux qu'ils élèvent et tondent. Cette laine est aussi appelée carmeline.

Source : Wikipedia

© Poème posté le 14/03/2017 par Marcek

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