Souffler au loin l'austère
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Doit-on faire dériver la galère
Ou souffler au loin l'austère?
Saisir les avirons est bonne raison
Avec force, parcourir l'horizon.
La barque douce se glisse
En eau claires et lisses,
Se laisser glisser et dériver
Vers la nature bien éveillée.
Les algues se déclinent sur eau
Caressant la peau des ondines
Qui nagent sereines,les reines
Emportant avec le courant, leurs traînes.
Que la vie devient sereine
Que la vie est divine
Quand se glissent les eaux claires,
Quand se berce le cœur d'illusions
Et que se récoltent douces alluvions.
Un martin pêcheur vif passe
Et laisse sa trace,
Des iris sauvages se dressent
Des poules d'eau pleine d'adresse
Se faufilent entre les joncs
Et piaillent leur bonheur,
Liberté ici est accordée
Et se laisse chanter.
Tant de frémissements et caresses
S'entendent à l'horizon,
S'accorde doux diapason,
La vie peut être pleine de tendresse!
Le soir venu se ferment les rideaux,
Se ferment ces belles illusions,
Tout se couvre d'obscurité
Pour recouvrir notre médiocrité.
Demain nouveau jour
Nouveaux atours
Une aurore ocrée
Des désirs posés.
La nature toujours belle à l'horizon!
