L’oiseau d’or dans sa cage au musée
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L’oiseau dort dans sa cage au musée.
Le silence l’éveil
doucement.
Sans faire de bruit
il ouvre le portillon,
sort la tête
et observe.
Personne,
la voie est libre.
Et le voici qui volette de-ci de-là
la plume lisse, le bec au vent
heureux, léger, joyeux
il pousse même la chansonnette
s’ébroue sur le vieil ours empaillé
sourit à ce pharaon poussiéreux
et il chante, chante
et l’air du musée
devient son chant
son champ.
Un faisceau de lumière point par instant.
Non, ce n'est l'aube qui jette des éclairs,
c'est le gardien sévère qui fait sa tournée
à l’affût d’un souffle
d’un froissement, d’un mouvement.
Il va passer voir l’oiseau...
Vite il faut rentrer,
traverser le monde parcouru,
s’engouffrer derrière les barreaux d’or,
se gonfler la plume,
calmer son souffle épris de liberté
et fermer les yeux.
« Tu dors mon trésor ?
dit le vieux gardien ombrageux,
Viens me faire des douceurs !
Tu seras bien avec moi,
au chaud, tu m'aimes et moi je te protège. »
Il attrape l'oiseau
et le met
dans la poche de son pantalon d’uniforme
cage d’infortune et d’inconfort
où la grosse main va le tripoter
dans sa fragilité d'être d’or,
au risque d’étouffer encore plus cette petite âme
qui rêve de bleu, de rose, de jour et de cœur.
« Tiens-toi tranquille,
au retour je te libère ! »
Dans sa cage dorée
dort l’oiseau d’or
qui rêve de bleu
et de rose
de jour
et d’amour.
Le silence l’éveil
doucement.
Sans faire de bruit
il ouvre le portillon,
sort la tête
et observe.
Personne,
la voie est libre.
Et le voici qui volette de-ci de-là
la plume lisse, le bec au vent
heureux, léger, joyeux
il pousse même la chansonnette
s’ébroue sur le vieil ours empaillé
sourit à ce pharaon poussiéreux
et il chante, chante
et l’air du musée
devient son chant
son champ.
Un faisceau de lumière point par instant.
Non, ce n'est l'aube qui jette des éclairs,
c'est le gardien sévère qui fait sa tournée
à l’affût d’un souffle
d’un froissement, d’un mouvement.
Il va passer voir l’oiseau...
Vite il faut rentrer,
traverser le monde parcouru,
s’engouffrer derrière les barreaux d’or,
se gonfler la plume,
calmer son souffle épris de liberté
et fermer les yeux.
« Tu dors mon trésor ?
dit le vieux gardien ombrageux,
Viens me faire des douceurs !
Tu seras bien avec moi,
au chaud, tu m'aimes et moi je te protège. »
Il attrape l'oiseau
et le met
dans la poche de son pantalon d’uniforme
cage d’infortune et d’inconfort
où la grosse main va le tripoter
dans sa fragilité d'être d’or,
au risque d’étouffer encore plus cette petite âme
qui rêve de bleu, de rose, de jour et de cœur.
« Tiens-toi tranquille,
au retour je te libère ! »
Dans sa cage dorée
dort l’oiseau d’or
qui rêve de bleu
et de rose
de jour
et d’amour.
À vous toutes, Claire, Chiara et tant d’autres
Mon cœur pleure pour soulager votre douleur.
Pourquoi, comment ne fuyez-vous pas
quand la cage est ouverte et que les portes du musée s'ouvrent pour laisser respirer les vieilleries et entrer les voyeurs ?
Mon cœur pleure pour soulager votre douleur.
Pourquoi, comment ne fuyez-vous pas
quand la cage est ouverte et que les portes du musée s'ouvrent pour laisser respirer les vieilleries et entrer les voyeurs ?
