Le vieil enfant
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Le vieil enfant
Te voilà enfant
Devant un miroir déformant.
Que vois-tu ?
La treille d’un jardin,
Le lilas blanc,
Le jasmin,
Le rosier grimpant qui s’enfuit,
Qui étire son bois
Vers un ciel de pluie.
Tu t’étonnes ?
De te voir ainsi déformé,
Dos voûté,
Couvert de rides
À chercher tes étés
Dans les creux vagues
D’un miroir sans tain.
Tu fais sourire l’enfant que tu tiens par la main !
Que vois-tu,
Toi qui n’as jamais vu,
Qui n’as jamais su
Prendre le temps de regarder,
Ni même d’apprendre
Les chemins herbeux
Qui cachent souvent
Les aubes d’un moulin sans âge
Dans l’eau vive
D’une source,
Qui hélas se tarit.
Regarde l’espoir !
Ton enfant vieillira
À l’ombre de la treille de ton jardin
De ton lilas blanc
De ton rosier grimpant
Qui l’attendront
Afin de lui montrer tes chemins
Ton ciel de pluie.
Que vois-tu vieil homme enfant
Devant ce miroir déformant ?
Son jeune sourire...
Son avenir...
Et tu sais !
Que comme toi, il bâtira.
Que comme toi, il aimera.
Que comme toi, il aura le choix
Des routes,
Des doutes,
Des chemins qui s’étireront comme des tentacules
Vers des carrefours de sentiers herbeux.
Dans les vagues d’un miroir sans tain,
Tu l’étreins
Tu le serres contre toi,
Tu lui donnes la joie
D’être ce qu’il ne sait pas.
D’être ton compagnon,
Pour un moment,
Un instant
Qui hélas se tarit,
S’évanouit.
Aujourd’hui tu t’en moques,
Car devant le miroir déformant
Tu ris,
Tu vis
Comme un enfant,
Comme ton enfant !
Te voilà enfant
Devant un miroir déformant.
Que vois-tu ?
La treille d’un jardin,
Le lilas blanc,
Le jasmin,
Le rosier grimpant qui s’enfuit,
Qui étire son bois
Vers un ciel de pluie.
Tu t’étonnes ?
De te voir ainsi déformé,
Dos voûté,
Couvert de rides
À chercher tes étés
Dans les creux vagues
D’un miroir sans tain.
Tu fais sourire l’enfant que tu tiens par la main !
Que vois-tu,
Toi qui n’as jamais vu,
Qui n’as jamais su
Prendre le temps de regarder,
Ni même d’apprendre
Les chemins herbeux
Qui cachent souvent
Les aubes d’un moulin sans âge
Dans l’eau vive
D’une source,
Qui hélas se tarit.
Regarde l’espoir !
Ton enfant vieillira
À l’ombre de la treille de ton jardin
De ton lilas blanc
De ton rosier grimpant
Qui l’attendront
Afin de lui montrer tes chemins
Ton ciel de pluie.
Que vois-tu vieil homme enfant
Devant ce miroir déformant ?
Son jeune sourire...
Son avenir...
Et tu sais !
Que comme toi, il bâtira.
Que comme toi, il aimera.
Que comme toi, il aura le choix
Des routes,
Des doutes,
Des chemins qui s’étireront comme des tentacules
Vers des carrefours de sentiers herbeux.
Dans les vagues d’un miroir sans tain,
Tu l’étreins
Tu le serres contre toi,
Tu lui donnes la joie
D’être ce qu’il ne sait pas.
D’être ton compagnon,
Pour un moment,
Un instant
Qui hélas se tarit,
S’évanouit.
Aujourd’hui tu t’en moques,
Car devant le miroir déformant
Tu ris,
Tu vis
Comme un enfant,
Comme ton enfant !
