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CONSTAT "AIMIABLE"
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Il y a bien des ans J’ai connu je l’avoue
De brouillonnes amours qu’anime le désir
Des accords passagers qu’il me plut de saisir
Quelques féminités aux trop courts rendez-vous

De brouillonnes amours qu’anime le désir
J’appris à cultiver la douceur sans contrainte
La montée de ses marches était rarement feinte
Et je me consacrai davantage au plaisir.

J’appris à cultiver la douceur sans contrainte
En sachant moduler mon désir exigeant
J’en obtins des envies aux bonheurs convergents
Sachant laisser au corps la sensuelle empreinte.

En sachant moduler mon désir exigeant
Je devins plus sensible au charme moins visible
Et me faisant courtois, patient, impassible,
J’exploitai de l’attente un feu intransigeant.

Je devins plus sensible au charme moins visible
Attentant que le cœur émette son signal
Il faut un sentiment qui ne soit pas banal
Pour que plaire devienne un besoin perfectible ;

Attentant que le cœur émette son signal
Je cherchai de l’accord un besoin de partage
Il y a des attentes plus belles qu’un mirage
Des mélodies des sens au sublime final.

Je cherchai en l’accord un besoin de partage
Et le temps m’accorda des paradis exquis
Je sus m’émerveiller en étant mieux soumis
À ces feux préparés qui mènent à l’orage.

Je cherchai en l’accord un besoin de partage
Mais le sable coulant dans mon grand sablier
Les ans rendirent pentu le superbe escalier
Qui se gravit moins vite avec le poids de l’âge.

Mais le sable coulant dans le grand sablier
Ne privant pas mon cœur d’une certaine ivresse
À l’amour vieillissant j’ajoutai la tendresse
D’une fée je restai l’amoureux chevalier.

Ne privant pas mon cœur d’une certaine ivresse
Mais ignorant du corps les vigueurs à venir
Je prendrai ce qui vient car nul de l’avenir
Ne connait le bonheur, les maux ou la tendresse.

© Poème posté le 10/02/2017 par Rimatouvent

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