Finance-ment
Ah financement, finance-ment,
Tous les nantis on tout, en veulent plus, grattent l'infime parcelle de moelles anéanties,
Du ventre des mères de cocagne gonflées, disent-ils distensibles à l’infini,
desquelles naîtront six-cent pourcents, l’année prochaine, sûrement, huit-cent,
Creuse ta contrée sauvage ! Essore ta terre, tronçonne ton santal, donne moi le gasoil,
Creuse, creuse ! Ho mon doux sauvage, si tu pouvais voir ce visage, paré d'or et de diamants.
Je croque les hommes, dévore les femmes, évide l’enfant ! C’est une exigence d’avide amant !
D’une main je donne de l’autre je reprend, dis donc ! l’évidence même avidement !
Mais financement, la terre finie que feras-tu ? Mangeras tu jusqu’au dernier tribut de tes tribus ?
Ah financement, finance-ment, de l’humain la négation,
dans les eaux troubles de l'histoire tu avaleras ta nation.
Tous les nantis on tout, en veulent plus, grattent l'infime parcelle de moelles anéanties,
Du ventre des mères de cocagne gonflées, disent-ils distensibles à l’infini,
desquelles naîtront six-cent pourcents, l’année prochaine, sûrement, huit-cent,
Creuse ta contrée sauvage ! Essore ta terre, tronçonne ton santal, donne moi le gasoil,
Creuse, creuse ! Ho mon doux sauvage, si tu pouvais voir ce visage, paré d'or et de diamants.
Je croque les hommes, dévore les femmes, évide l’enfant ! C’est une exigence d’avide amant !
D’une main je donne de l’autre je reprend, dis donc ! l’évidence même avidement !
Mais financement, la terre finie que feras-tu ? Mangeras tu jusqu’au dernier tribut de tes tribus ?
Ah financement, finance-ment, de l’humain la négation,
dans les eaux troubles de l'histoire tu avaleras ta nation.
