Les mots qui mentent
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Elle dit qu’elle a mille bras aux fleurs d’ormins
Pour embrasser le monde entier
Elle dit qu’elle a bien plus de mains
Que l’arbre a de feuilles en été
Elle dit qu’elle a mille poches garnies
De petites flammes secrètes et sans pli
Comme le souffle du chat près de la cheminée
Des gens et leurs enfants attendent à ses pieds
Les yeux brillants de gouttes de ciel
Qu’elle raconte une Histoire nouvelle
Moi je sais qu’elle n’a qu’un seul bras
Qu’une seule main, qu’une seule poche d’apparat
Dedans des sourires morts pliés dans des papiers de sang
Des paupières abattues par l’orage d’avant
Et des yeux froids et glacés
Et des yeux glacés d’effroi et d’acier
Pour embrasser le monde entier
Elle dit qu’elle a bien plus de mains
Que l’arbre a de feuilles en été
Elle dit qu’elle a mille poches garnies
De petites flammes secrètes et sans pli
Comme le souffle du chat près de la cheminée
Des gens et leurs enfants attendent à ses pieds
Les yeux brillants de gouttes de ciel
Qu’elle raconte une Histoire nouvelle
Moi je sais qu’elle n’a qu’un seul bras
Qu’une seule main, qu’une seule poche d’apparat
Dedans des sourires morts pliés dans des papiers de sang
Des paupières abattues par l’orage d’avant
Et des yeux froids et glacés
Et des yeux glacés d’effroi et d’acier
A qui de droit
