Flore
3
(Epistolorasis)
C’était d’un jour né comme un autre
Sur cette terre en rotation,
Nu de principe et sans mission,
Ma Dame, amicalement vôtre !
J’ai pensé vous écrire encore
Avant qu’ils ne fussent plus froids,
Sentiments proches des effrois
Qui m’agitaient les sangs - pléthore !
Le souvenir que l’on vous voue
M’est ailé ! Mais l’aimant de miel
D’un ambigu confidentiel
Reste l’espoir d’une eau taboue…
Souffrez, Mon Drame, ma missive
Et le désir que j’ai de vous,
Je saurai rester aigre-doux,
Soyez-moi bonne et permissive !
Mon royaume pour une adresse
Et mon cheval pour un regard !
Les arcanes du pont du Gard
Contre votre rire d’abbesse,
Sœur des enfers où je me vautre !
J’attends le signe et le clin d’œil
Qui me fera digne d’orgueil,
Mon Âme, amoureusement vôtre !
