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Novembre
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Suivant la folle dérive des migrateurs
J'enlace tous les bruissements d'ailes
Dans le vent des cuivres
Et des bois tournés
Entraperçois des formes bizarres
Descendre d'une écharpe nuageuse
Des lèvres se délivrer aux miennes
Des phalanges sous ma nuque
Qui me la détiennent
Le sol tremble
Jusqu'au chœur des cœurs

Serais-je hébergé incognito
Dans la prose confortable
D'une nécessaire opacité de l’être

Orphelin du temple
Baignant mes rêves
Au lait de ses seins
Écumerais-je l'eau du ciel
Toutes ces pattes-d'oie
Jusqu'à l'éclosion
De vers tendres et profanes
Sous vos yeux gourmands et curieux
Au coin du feu
Dans un nouveau monde
Le notre

© Poème posté le 22/11/2016 par Jamespx

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