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Le banc
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Au creux de l'oreille l'été lui a chuchoté :
« Laisse le vent dénuder tes feuilles d'ors »
Un tourbillon de feu à ce décor
D'un mois de septembre qui vient d'arriver .

Les bercements de l'automne soufflent leurs voix,
Yeux embués , mines graves au mordant de l’âtre
Où se modulent des nuances grises, théâtre
D'un tourment qui annonce moiteur et froid.

Un lent reflux d’activité, la nature entre en deuil.
Les feuillages dorés, étincelles de rouges cramoisies,
Les couleurs chaudes bordent les routes d’un tapis,
Ils s'en sont allés.... sous leurs pas crissent les feuilles .

Outrage du temps … c'est la fin de l'été
Ode à l’automne ! Les larmes s'envolent
Sur les pages noires et jaunes parsemées sur le sol,
Une histoire qui s'achève ... l'arbre au banc délaissé .

© Poème posté le 11/11/2016 par Poetry

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