Qu'on cesse donc de nous Tromper...
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Pourquoi faut-il toujours que l’âme ait peur de l’ombre,
Qu’elle craigne le froid ?
N’a-t-on pas d’autre issue au sein du froid lieu sombre ?
Maintenant que l’espoir est bien mort en coquille
Doit-on vivre d’effroi
Ne sachant plus combien se vend la pacotille ?
Où es-tu donc passé éternel philosophe ?
Ton retrait me déçoit
Et me laisse pour legs un enfer limitrophe !
Dieu lui-même a cessé d’éclairer notre monde
Et permet que le droit
Soit ainsi bafoué sans condamner l’immonde.
Personne ne peut croire, en lettre supérieure,
Qu’un esprit fort étroit
Puisse panser les maux d’une passe meilleure.
Pourquoi ne plus rêver d’une joie véritable
Au delà du détroit
Qui marque la limite où loge l’équitable ?
Et je sens que mon zèle est en quête d’espace
Que mon chagrin décroît
Que sur terre soudain la vermine trépasse.
Ce n’est point illusion, c’est l’avis qui s’éveille
En ce pénible endroit
Où les gens démunis abandonnent leur veille.
Voyez donc, yeux ouverts, où mène la conscience
Qu’un vote fort adroit
Met l’argent dictateur en fort juste défiance.
Croyez moi, sur parole ! On peut d’autre fortune
Trouver sans passe-droit !
Il suffit pour cela d’objectiver la lune !
Qu’elle craigne le froid ?
N’a-t-on pas d’autre issue au sein du froid lieu sombre ?
Maintenant que l’espoir est bien mort en coquille
Doit-on vivre d’effroi
Ne sachant plus combien se vend la pacotille ?
Où es-tu donc passé éternel philosophe ?
Ton retrait me déçoit
Et me laisse pour legs un enfer limitrophe !
Dieu lui-même a cessé d’éclairer notre monde
Et permet que le droit
Soit ainsi bafoué sans condamner l’immonde.
Personne ne peut croire, en lettre supérieure,
Qu’un esprit fort étroit
Puisse panser les maux d’une passe meilleure.
Pourquoi ne plus rêver d’une joie véritable
Au delà du détroit
Qui marque la limite où loge l’équitable ?
Et je sens que mon zèle est en quête d’espace
Que mon chagrin décroît
Que sur terre soudain la vermine trépasse.
Ce n’est point illusion, c’est l’avis qui s’éveille
En ce pénible endroit
Où les gens démunis abandonnent leur veille.
Voyez donc, yeux ouverts, où mène la conscience
Qu’un vote fort adroit
Met l’argent dictateur en fort juste défiance.
Croyez moi, sur parole ! On peut d’autre fortune
Trouver sans passe-droit !
Il suffit pour cela d’objectiver la lune !
