Une palette d’ors se répand sur les bois
Le vent ébouriffe les nids d’oiseaux
Un cerf brame sous les sapins
L’été s’en est allé
Les écureuils se gavent de noix
Ignorant tout de la faim
S’effeuillent châtaigniers et ormeaux
Décor d’un dernier ballet
Phébus ne fait plus la loi
Traîne la brume sur les matins
Roussissent joncs et roseaux
Le gai martinet s’est envolé
L’été s’en est allé
Déserts les terriers des lapins
Ne craillent plus que geais, pies et corbeaux
L’aube d’un long repos se lève sur les bois.
L’été s’en est allé
