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Un spleen
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Ici, le froid secoue sa crinière de givre
Dans un grand tourbillon de cristaux térébrants,
Les arbres titubent comme des spectres ivres,
Le frimas courroucé rampe sur les étangs.

Les carreaux scintillants sont creusés de sillons,
Arabesques gelées que dessinent des rêves,
Prisonniers du convoi où meurent les saisons,
Où se cachent les jours en espérant la trêve.

Dans un morne salon qui crépite d’ennui,
La pendule fatale annonce le minuit,
Quelques cartes jaunies tremblent sur une table,

Elles vont chuchoter cette sinistre fable,
De la dame de pique et du beau roi de cœur
D’un amour interdit qui causa leur malheur.

© Poème posté le 14/10/2016 par Banniange

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