Le gabier qui pensait trop et qui n’était plus
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Petit rafiot, radeau en écheveaux de fibres fragiles livré aux flots torrentiels de la vie concurrentielle,
L’onde t’emporte en tumultes impétueux, pour ne pas freiner, pour ne pas tomber tu fais, tu fais, tu fais…
La tête qui pèse une tonne et le corps engourdi, sont carcans, murs droits de raison, prisons en toute saison,
Les poches sous tes yeux morne gabier peuvent chacune contenir une moitié de mer Egée,
Rythme de vie contraint par de violents embruns tes insomnies s’enchainent mais jamais ne drainent tous ces magmas salés,
Les pensées, les idées tourbillonnent, revêche ressassement du ressac de ton âme tirée aux quatre vents…
Puis un jour s’en est de trop, ton corps ne veux plus, quasi-cadavre de guenilles séchant vautré sur du bois chauffé à blanc,
Chaque escarre de conscience pauvre matelot a charrié son lot de sel et bouché le sommet de ton crâne,
Alors quoi, tu creuses maintenant ? Tu te débats, en sueur, langue pendante? Tes ongles déchirent des sillons dans ton cuir chevelu mais ripent sur la gangue qui résiste,
La nuit tombée sur tes vains efforts épuisants, effondré sur le pont refroidi de ta vie, pour la première fois tu ne penses plus, tu gis,
C’est dans ce vide que tu sens enfin se dissoudre l’ignoble bouchon, humeurs cristallisées de sodium souillé s’écoulant de ta tête jusque dans l’eau « ploc » « ploc » « ploc »…
Ton esprit se déverse au dehors, coule à travers tes pores, légèreté recouvrée de ton envolée dans les terres nourricières de l’éther,
De là tu viens grand gabier, libéré des limites de de ta chair gorgée du gras insalubre de trop de pensées tu peux voler,
Tu sens l’énergie archéenne t’emporter, ta vue s’affine et les flux tumultueux de mers que tu parcours sont dérisoires vus du dessus,
Puis le soleil revient, te cloue au sol dans un corps vibrant, enfin détendu, cloisonné de peau mais pas d’esprit,
Une pensée surgit mais ne s’enfiche plus dans ton crâne, elle goutte dans un fleuve intérieur, vit, fluit, s’en va…
Emporté par les flots impétueux d’une vie au rythme irrespectueux,
Tu pensais trop et tu n’étais plus.
Dario COLELLA le 06/10/2016
L’onde t’emporte en tumultes impétueux, pour ne pas freiner, pour ne pas tomber tu fais, tu fais, tu fais…
La tête qui pèse une tonne et le corps engourdi, sont carcans, murs droits de raison, prisons en toute saison,
Les poches sous tes yeux morne gabier peuvent chacune contenir une moitié de mer Egée,
Rythme de vie contraint par de violents embruns tes insomnies s’enchainent mais jamais ne drainent tous ces magmas salés,
Les pensées, les idées tourbillonnent, revêche ressassement du ressac de ton âme tirée aux quatre vents…
Puis un jour s’en est de trop, ton corps ne veux plus, quasi-cadavre de guenilles séchant vautré sur du bois chauffé à blanc,
Chaque escarre de conscience pauvre matelot a charrié son lot de sel et bouché le sommet de ton crâne,
Alors quoi, tu creuses maintenant ? Tu te débats, en sueur, langue pendante? Tes ongles déchirent des sillons dans ton cuir chevelu mais ripent sur la gangue qui résiste,
La nuit tombée sur tes vains efforts épuisants, effondré sur le pont refroidi de ta vie, pour la première fois tu ne penses plus, tu gis,
C’est dans ce vide que tu sens enfin se dissoudre l’ignoble bouchon, humeurs cristallisées de sodium souillé s’écoulant de ta tête jusque dans l’eau « ploc » « ploc » « ploc »…
Ton esprit se déverse au dehors, coule à travers tes pores, légèreté recouvrée de ton envolée dans les terres nourricières de l’éther,
De là tu viens grand gabier, libéré des limites de de ta chair gorgée du gras insalubre de trop de pensées tu peux voler,
Tu sens l’énergie archéenne t’emporter, ta vue s’affine et les flux tumultueux de mers que tu parcours sont dérisoires vus du dessus,
Puis le soleil revient, te cloue au sol dans un corps vibrant, enfin détendu, cloisonné de peau mais pas d’esprit,
Une pensée surgit mais ne s’enfiche plus dans ton crâne, elle goutte dans un fleuve intérieur, vit, fluit, s’en va…
Emporté par les flots impétueux d’une vie au rythme irrespectueux,
Tu pensais trop et tu n’étais plus.
Dario COLELLA le 06/10/2016
Bonjour amis poètes aux muses prolifiques,
Je n'écris pas de poésie conventionnelle, plutôt que la rime et la versification je recherche la prose crasse qui roule sur le palais ou qui éclate sur la langue. J'écris depuis peu donc je vais être sensible à vos retours et vos critiques pour m'améliorer.
Je n'écris pas de poésie conventionnelle, plutôt que la rime et la versification je recherche la prose crasse qui roule sur le palais ou qui éclate sur la langue. J'écris depuis peu donc je vais être sensible à vos retours et vos critiques pour m'améliorer.
