L'horloge de la vie...
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Les tic tacs de l’horloge habitent le couloir
Où de rares tableaux se croisent dans le noir.
Le monde est au salon retenant son haleine
Car l’enfant qu’on prédit s’en vient mais avec peine.
Un jeune homme, avachi, attend seul dans son coin
Que le sein assouvi de son tendre conjoint
Lui donne cet enfant qu’il veut pour descendance
Afin qu'il vive ici en cette résidence.
Or la femme en gésine affiche sa douleur
Tant la tâche la mine et la met en sueur.
Les longs gémissements qu’elle émet dans la chambre
Lui donnent du ressort et font qu’elle se cambre.
La lente progression lui promet délivrance
Tandis que son ardeur succombe à la souffrance.
Mais un ultime effort lui permet d’expulser
Le bébé de son corps pour enfin l’embrasser.
Et le cri qui s’en suit prévient le voisinage
Qu’un être est arrivé pour grossir le ménage.
Tout se calme soudain et l’on voit dans le ciel
Une étoile de plus au registre officiel.
Seule, au fond, cette horloge a gardé son sang froid
Faisant de son long bras le seul bruit de l’endroit.
Donner le jour aux jours, en sa calme cadence,
Est sa tâche sans fin pour meubler le silence.
Les tic tacs sont les cris délivrés par le temps
Qui donne le tempo de tous nos mouvements.
En ce jour de naissance un penchant pour la fête
Donne envie aux parents de dresser la buvette.
Où de rares tableaux se croisent dans le noir.
Le monde est au salon retenant son haleine
Car l’enfant qu’on prédit s’en vient mais avec peine.
Un jeune homme, avachi, attend seul dans son coin
Que le sein assouvi de son tendre conjoint
Lui donne cet enfant qu’il veut pour descendance
Afin qu'il vive ici en cette résidence.
Or la femme en gésine affiche sa douleur
Tant la tâche la mine et la met en sueur.
Les longs gémissements qu’elle émet dans la chambre
Lui donnent du ressort et font qu’elle se cambre.
La lente progression lui promet délivrance
Tandis que son ardeur succombe à la souffrance.
Mais un ultime effort lui permet d’expulser
Le bébé de son corps pour enfin l’embrasser.
Et le cri qui s’en suit prévient le voisinage
Qu’un être est arrivé pour grossir le ménage.
Tout se calme soudain et l’on voit dans le ciel
Une étoile de plus au registre officiel.
Seule, au fond, cette horloge a gardé son sang froid
Faisant de son long bras le seul bruit de l’endroit.
Donner le jour aux jours, en sa calme cadence,
Est sa tâche sans fin pour meubler le silence.
Les tic tacs sont les cris délivrés par le temps
Qui donne le tempo de tous nos mouvements.
En ce jour de naissance un penchant pour la fête
Donne envie aux parents de dresser la buvette.
