La muse au masculin
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Rondeau loufoque
Il est une question que je me pose :
Comment dit-on « la muse » au masculin ?
Ne riez Messieurs si demander j’ose.
J’ai cherché l’équivalent mais en vain.
J’en appelle à vous, académiciens.
La gente poétesse ne dispose
D’aucun mot, c’est à perdre son latin !
Il est une question que je me pose :
Qui nous inspire nos écrits en prose
Ou en vers, peu importe le dessin,
Qui nous vaut cet élan de virtuose,
Comment dit-on « la muse » au masculin ?
Ne me racontez pas de baratin !
Quand femme chante l’amour ou la rose,
A qui doit-elle ce si doux refrain ?
Ne riez Messieurs si demander j’ose.
La muse vous mène à l’apothéose,
Ou vous incite à prendre un ton badin.
A qui devons-nous aussi belle chose ?
J’ai cherché l’équivalent mais en vain.
A la carence une thèse s’impose :
Longtemps femme inculte n'écrivit point,
Privée d’âme, pas de métempsycose,
C’est pourquoi de muse elle n’eut besoin.
Il est une question…
Il est une question que je me pose :
Comment dit-on « la muse » au masculin ?
Ne riez Messieurs si demander j’ose.
J’ai cherché l’équivalent mais en vain.
J’en appelle à vous, académiciens.
La gente poétesse ne dispose
D’aucun mot, c’est à perdre son latin !
Il est une question que je me pose :
Qui nous inspire nos écrits en prose
Ou en vers, peu importe le dessin,
Qui nous vaut cet élan de virtuose,
Comment dit-on « la muse » au masculin ?
Ne me racontez pas de baratin !
Quand femme chante l’amour ou la rose,
A qui doit-elle ce si doux refrain ?
Ne riez Messieurs si demander j’ose.
La muse vous mène à l’apothéose,
Ou vous incite à prendre un ton badin.
A qui devons-nous aussi belle chose ?
J’ai cherché l’équivalent mais en vain.
A la carence une thèse s’impose :
Longtemps femme inculte n'écrivit point,
Privée d’âme, pas de métempsycose,
C’est pourquoi de muse elle n’eut besoin.
Il est une question…
