Muette étude du silence
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Muette étude du silence
La versification, l’alambiquée,
Cache une inconstante simplicité ;
Plébiscitons la science appliquée
Aux secrets d’or du savoir précité !
Pégase galope, mégalomane ;
Indubitablement médium, il stagne
Dans l’inter-plan d’un entendement tiers,
Ce court laps clair qui fit les éons fiers.
Mais la cavale infinie est magique,
De son si long temps, l’étoile écliptique
Fait apparaître, un siècle sur deux, l’art
Dont l’ampleur et l’amble ivre ouvrent, hasard,
Plus fort les cavalières perspectives,
Lignes que tu, fuite, au sens propre, actives !
Si le chant n’est qu’une béquille au son,
S’il faut, de fards, rhabiller l’étançon,
Etayer de propos l’arc du silence,
Et de mots creux moiser l’ambivalence,
Sacrifions, maquilleurs, le feu vain
Dont les vœux fins font fuir Orphée, enfin !
Mieux déguisé, le beau fil ne s’émousse
Pas au discours ; la lame, hors de sa housse,
Se doit briller de notes, dans la nuit
Où le vers mort, lampyre, encore luit.
La versification, l’alambiquée,
Cache une inconstante simplicité ;
Plébiscitons la science appliquée
Aux secrets d’or du savoir précité !
Pégase galope, mégalomane ;
Indubitablement médium, il stagne
Dans l’inter-plan d’un entendement tiers,
Ce court laps clair qui fit les éons fiers.
Mais la cavale infinie est magique,
De son si long temps, l’étoile écliptique
Fait apparaître, un siècle sur deux, l’art
Dont l’ampleur et l’amble ivre ouvrent, hasard,
Plus fort les cavalières perspectives,
Lignes que tu, fuite, au sens propre, actives !
Si le chant n’est qu’une béquille au son,
S’il faut, de fards, rhabiller l’étançon,
Etayer de propos l’arc du silence,
Et de mots creux moiser l’ambivalence,
Sacrifions, maquilleurs, le feu vain
Dont les vœux fins font fuir Orphée, enfin !
Mieux déguisé, le beau fil ne s’émousse
Pas au discours ; la lame, hors de sa housse,
Se doit briller de notes, dans la nuit
Où le vers mort, lampyre, encore luit.
