Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

Complainte
5

Là, sur ma guitare espagnole au son...
Andalou, je gratte
De mes doigts ailés la triste chanson...
D’une flamme ingrate.
Ton souffle embaumait au gré de mon âme...
Les rares parfums
Qui me rappelaient trop bien, chère dame...
Notre amour défunt.

On se murmurait de nos voix hantées...
Près de nos oreilles,
Les mots qu'il faut taire et les maux teintés...
De nos sangs vermeils.
Et sur ma guitare espagnole au son...
Andalou, je gratte
Toujours de mes doigts la triste chanson...
D’une flamme ingrate.

Ô votre chant, belle gitane,
Fait vibrer ma vieille guitare ;
La danse dans votre regard
Me berce telle une pavane.
Je jouerai bien pour vous d’emblée
Jusqu'à bousiller mes dix doigts ;
De ma guitare renaîtra
Une samba endiablée.


Quel destin criard, choquant, que diable ;
N'avions-nous pas droit
Nous aussi de cet amour enviable ?
Ou, je ne sais quoi !
Survolant enfin de mes doigts ailés
Ton corsage oblong
Je caressais les courbes effilées
De tes mamelons.

Là, sur ma guitare espagnole au son...
Andalou, je gratte
De mes doigts ailés la triste chanson...
D’une flamme ingrate.
Ton souffle embaumait au gré de mon âme...
Les rares parfums
Qui me rappelaient trop bien, chère dame...
Notre amour défunt.

Ô votre chant, belle gitane,
Fait vibrer ma vieille guitare ;
La danse dans votre regard
Me berce telle une pavane.
Je jouerai bien pour vous d’emblée
Jusqu'à bousiller mes dix doigts ;
De ma guitare renaîtra
Une samba endiablée.

.
Tous droits réservés © Claude Lachapelle / juillet 2016
Tous droits réservés © Claude Lachapelle / juillet 2016

© Poème posté le 25/07/2016 par Claudel

...
× Illustration agrandie