Oh ! Poésie trop mièvre
Tu mérites d'autres accents
Quand écrite dans la fièvre
Tu arraches aux mots
L'écorce de leur tronc
Lisse nudité et sève
Parasites grouillants
Nourrissant nos rêves
Et qu'en énorme rots
Éclate à nos fronts
Ces vastes parures
Qui font à l'avenir
Rameaux de verdure
Tentacules de l'hydre
Envolées lyriques
Et bulles de cidre.
