Après la peine de la montée
Regardant devant soi plus qu'au devant
Respiration sortant d'un bois
Éclat de lumière
Les chemins boueux torturés
Et les ornières miroitantes
Quand sous le ciel bleu le pays
Dévoile ses ondulations
Ce sont de larges champs interrompus
De verdoyantes frondaisons
Début de printemps et tendres touches
Osent une vie renaissante
Raides les blés courts d'un vert d'ombre
Des colzas soulignent les étincelles
Griffés par les herses les gras labours
Étalent leur belle opulence
Par un étroit chemin redescendant
À flanc de colline sinue
Rejoignons une vaste mer de fleurs
À hauteur d'homme élevée
Flottons un moment éblouis
Dans ce silence suspendu
Aucun bruissement interrogations
Pas d'abeilles de papillons
Insecticides sont passés par là
Quant au pied les engrais ont fortifié
La pousse de ces grandes plantes
Béate nature n'est plus de mise.
