Veuvage
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Penchée sur son ouvrage,
Elle tente d'oublier
De l'hiver, les outrages
Qui dans son jardiner
Ont balayé les fleurs...
Les bouquets sont fanés...
Ne restent que des pleurs
Dans son petit panier.
Car depuis le départ
De Yann, le jardinier,
Parti pour l'au-delà
Un soir de Février,
Elle traîne ses sanglots
Son ouvrage à la main,
Dans un triste mélo
Pour tristes lendemains.
Elle brode le tissus
Et se brodent en sa tête,
Les mots si doux, perdus,
Les baisers les caresses ;
En plantant son aiguille
Elle pense à cet instant
A son si tendre ami,
Celui qu'elle aimait tant.
Son ouvrage, par le fait
Est son meilleur allié,
Qu'elle défait et refait
Pour ne pas s'ennuyer ;
La brodeuse est si seule
Et le jardin aussi,
Semble en habits de deuil
Sous les larmes de pluie.
Elle tente d'oublier
De l'hiver, les outrages
Qui dans son jardiner
Ont balayé les fleurs...
Les bouquets sont fanés...
Ne restent que des pleurs
Dans son petit panier.
Car depuis le départ
De Yann, le jardinier,
Parti pour l'au-delà
Un soir de Février,
Elle traîne ses sanglots
Son ouvrage à la main,
Dans un triste mélo
Pour tristes lendemains.
Elle brode le tissus
Et se brodent en sa tête,
Les mots si doux, perdus,
Les baisers les caresses ;
En plantant son aiguille
Elle pense à cet instant
A son si tendre ami,
Celui qu'elle aimait tant.
Son ouvrage, par le fait
Est son meilleur allié,
Qu'elle défait et refait
Pour ne pas s'ennuyer ;
La brodeuse est si seule
Et le jardin aussi,
Semble en habits de deuil
Sous les larmes de pluie.
A Christiane M. avec toute mon amitié
