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Poème écrit par Colibri

protecteur des oiseaux

Possédant une présence intense dans sa solitude,
tel un capitaine de navire
tenant son gouvernail,
L'épouvantail à moineaux ne fait peur à personne.

Délabré, de guingois, les vêtements déchirés,
il garde fière allure,
Les couleurs de ses haillons restées vives, l'animent,
Son costume devait être magnifique,
vu, les lambeaux qui volent dans la brise.

Les jours de tempête on imagine le vent fripon,
s'acharner sur les jupons et pantalons,
arrachant des pans de sa belle chemise,
Déguenillé mais tellement vivant sur son piton verdoyant,
Qu'on l'imagine conversant avec les nuages,
pour le transporter près de la lune.

Dans les nuits étoilées, la lune éveillée
l'illumine de ses rayons dorés,
Et lui, les bras raides, décharnés, offre aux oiseaux
un perchoir, un nid douillet,
où ils viennent se blottir, se réchauffer,
sous les guenilles flottant dans le vent.

Tous droits réservés © Poème posté le 01/02/2016 par Colibri

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