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L'arbre béni
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Son feuillage tintait comme un pur diamant
Et battait des ailes pour éveiller l'aurore
Qui lui laissait, passant, un long cheveu d'argent
Le soleil le couvrait d'une mantille en or

Et l'arbre illuminait les campagnes embaumées
Ses fins scions nacrés cajolaient les geais bleus
Gorgés de soleil, ses fruits s'offraient aux nuées
Qui traînaient dans le ciel leur voile lumineux

Combien de romances, combien de confidences
Se sont entrelacées à l'ombre de ses branches
Combien de noms gravés au sein de son silence

Parfois, en grand secret, pendant ces heures blanches
Bien des déshérités lui contaient leurs malheurs
Lui seul les soulageait en leur ouvrant son coeur.

© Poème posté le 01/01/2016 par Banniange

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