O Diane chasseresse....
2
Hélas, le mal que j’ai, vous ne saurez l’éteindre
Qu’en quittant ce silence où vous semblez cloîtrée.
Ma Mie ! Ecoutez moi ! Ma voix semble empêtrée,
Et pourtant je m’applique afin de vous atteindre.
Faut-il qu’avec des fleurs je me résigne à peindre
Ce langage entiché, avec mine feutrée ?
Qui donc a le sésame ou la clef calfeutrée
Pour sauver de l'ennui mon âme encline à feindre ?
Je vous amènerai plus loin que l’horizon
Où les cœurs hésitants délaissent la raison
Pour brûler de ce feu qui vous porte à l’ivresse.
Plus tard quand le vieil âge aura fait son effet
Nous rirons de ce temps où Diane chasseresse
De son frère Apollon admirait le buffet.
Qu’en quittant ce silence où vous semblez cloîtrée.
Ma Mie ! Ecoutez moi ! Ma voix semble empêtrée,
Et pourtant je m’applique afin de vous atteindre.
Faut-il qu’avec des fleurs je me résigne à peindre
Ce langage entiché, avec mine feutrée ?
Qui donc a le sésame ou la clef calfeutrée
Pour sauver de l'ennui mon âme encline à feindre ?
Je vous amènerai plus loin que l’horizon
Où les cœurs hésitants délaissent la raison
Pour brûler de ce feu qui vous porte à l’ivresse.
Plus tard quand le vieil âge aura fait son effet
Nous rirons de ce temps où Diane chasseresse
De son frère Apollon admirait le buffet.
