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Mes pauvres
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Elle avait nom, Marie; Joseph était le sien.
Citoyens de la rue, vivant de peu, de rien
Par les bois, par les prés, étrange destinée
Erraient tels feux-follet, à longueur d’année

Edentés, pipes au bec, aux senteurs profondes,
Habillés haillonneux, l’allure vagabonde,
Balluchons sur les reins, empêtrés jusqu’aux mains,
Avalaient goulûment, gros rouge, jambons et pain.

C’étaient des gens d’ailleurs, dignes descendants des Scythes,
Tel Ulysse à Ithaque et sa folle randonnée,
Leurs jours, leurs rêves, leurs nuits vivent un réel mythe
Qu’à leurs corps défendant ne veulent abandonner.

Dès que revint septembre, par l’errance attirés
Ils disparurent au loin, ivres ...de liberté.





© Poème posté le 02/06/2015 par Cepyge X

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