Jolis bleuets des champs
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Jolis bleuets des champs aux capitules célestes
Petits miroirs d’azur balançant au vent d’est
Vos têtes penchées sur tant de jeunesses
Qui ne connurent jamais vingt ans ni l’ivresse
A vous, à jamais Chiron vous doit merci
Quelle ironie du sort ! Du poison l’avez guéri
Vous qui, en silence sans cesse mourrez
De l’eau de l’air et de la terre empoisonnés
Que vais-je offrir à ma fidèle bien-aimée
Alors que les blés vous avez désertés?
Et vous beaux coquelicots aux atours soyeux
Parsemés dans les champs des Flandres
Vos pétales légers doucement descendre
Aux fronts endormis, ultimes baisers d’adieu
Qu’êtes vous devenues jolies flammes
La marguerite est si seule sur l’oriflamme
Des orges barbues ondoyantes dans le vent
Que vous manquez le soir au soleil couchant !
Dans les cheveux blonds de ma belle margot
Qu’accrocherais-je pour ses noces de coquelicots ?
Innombrables et graciles légions
Sur les plateaux et leurs vastes blondeurs
Longs essaims fleuris aux abords des horizons
De tout temps aux moissons vous étiez à l’heure
Mais ayant bien usé de vos apaisements
Aux champs d’honneur aux rafales de sang
Depuis lors aux souvenirs commémorant
Voilà qu’on vous chasse des champs
Que vous ai-je plus tôt offert en bouquets !
Il est trop tard mon bel amour hier m’a quitté
Petits miroirs d’azur balançant au vent d’est
Vos têtes penchées sur tant de jeunesses
Qui ne connurent jamais vingt ans ni l’ivresse
A vous, à jamais Chiron vous doit merci
Quelle ironie du sort ! Du poison l’avez guéri
Vous qui, en silence sans cesse mourrez
De l’eau de l’air et de la terre empoisonnés
Que vais-je offrir à ma fidèle bien-aimée
Alors que les blés vous avez désertés?
Et vous beaux coquelicots aux atours soyeux
Parsemés dans les champs des Flandres
Vos pétales légers doucement descendre
Aux fronts endormis, ultimes baisers d’adieu
Qu’êtes vous devenues jolies flammes
La marguerite est si seule sur l’oriflamme
Des orges barbues ondoyantes dans le vent
Que vous manquez le soir au soleil couchant !
Dans les cheveux blonds de ma belle margot
Qu’accrocherais-je pour ses noces de coquelicots ?
Innombrables et graciles légions
Sur les plateaux et leurs vastes blondeurs
Longs essaims fleuris aux abords des horizons
De tout temps aux moissons vous étiez à l’heure
Mais ayant bien usé de vos apaisements
Aux champs d’honneur aux rafales de sang
Depuis lors aux souvenirs commémorant
Voilà qu’on vous chasse des champs
Que vous ai-je plus tôt offert en bouquets !
Il est trop tard mon bel amour hier m’a quitté
