L'anecdotique
1
J’ai cueilli sur la branche d’un sapin gelé un superbe glaçon - cristal. Il attendait sans le voir
le dégel.
Stalactite pendu à son rameau pelé comme à l’oreille d’une Madame de Stëal, goutte-miroir
s’appelle
Zircon.
Quelle pesanteur ce météore chu du ciel à un lobe tant frêle !
Sa tête, son cou, ploient. Bientôt elle partira à bord d’un acon.
Et cherra le bijou à nouveau. Glace contre congère. Froid contre froid… Fragments…
Etait-elle morte de beauté la brindille ? Son éclatant diamant
Me guettait-il, tel un printemps, pour fondre dans ma paume ?
… Me revient un psaume…
J’ai cueilli sur la branche d’un sapin gelé un superbe glaçon - cristal. Il attendait sans le voir
mon dégel.
Pauvre grande, petite chose fêlée ! Un hiver te crée, ma main te désinstalle, et fin. Ô ivoire diaphane, Neige, venge-toi ! Congèle
Mon cœur. Ma mémoire pleurera tout ce que je dois à janvier.
Tailles-y tes milliers de pierres précieuses, ell’ sera ton ravier.
Juillet ainsi, ne te verra plus jamais l’envier.
le dégel.
Stalactite pendu à son rameau pelé comme à l’oreille d’une Madame de Stëal, goutte-miroir
s’appelle
Zircon.
Quelle pesanteur ce météore chu du ciel à un lobe tant frêle !
Sa tête, son cou, ploient. Bientôt elle partira à bord d’un acon.
Et cherra le bijou à nouveau. Glace contre congère. Froid contre froid… Fragments…
Etait-elle morte de beauté la brindille ? Son éclatant diamant
Me guettait-il, tel un printemps, pour fondre dans ma paume ?
… Me revient un psaume…
J’ai cueilli sur la branche d’un sapin gelé un superbe glaçon - cristal. Il attendait sans le voir
mon dégel.
Pauvre grande, petite chose fêlée ! Un hiver te crée, ma main te désinstalle, et fin. Ô ivoire diaphane, Neige, venge-toi ! Congèle
Mon cœur. Ma mémoire pleurera tout ce que je dois à janvier.
Tailles-y tes milliers de pierres précieuses, ell’ sera ton ravier.
Juillet ainsi, ne te verra plus jamais l’envier.
