Inédite rencontre...
2
Un vieil homme habitait le fond d’une clairière,
Vivant seul avec heur ;
Tout au centre d’icelle on voyait sa chaumière,
Home de rempailleur.
Vint, un jour, un garçon qui passa promenant
Traversant cette place.
Il fouillait les recoins d’un air entreprenant,
D’une ambulante classe.
Tout soudain se voyant, fort surpris l’un et l’autre,
Ils eurent un regard.
Le vieil homme, au travail, se prenant pour apôtre
Eut alors cet égard.
Ô mystère en ces lieux ! Faut-il qu’un tel élan
Soit le fruit de présence ?
Non, pardieu ! Mais ce hère au visible talent
Etait en déshérence.
-Approche donc garçonnet ! Vois mon home et regarde
-Tous ces pailleux objets !
-Je les tresse toujours sans l’appui d’aucun barde,
-Mais chantant mes sujets !
*O joyeux rempailleur ! Que j’aime votre accueil
*Empreint de politesse !
*Vous me semblez quiet, ignorant de l’orgueil
*La sotte petitesse !
-Ici, je vis tout seul, à restaurer les chaises
-Que me portent les gens !
-Point d’ennui, point de heurt, surtout point de malaises
-Et fort peu d’obligeants !
*Dites moi le secret de ce fort sage port
*Qui vous met en lumière !
*Je voudrais, pour ma vie, adopter le transport
*D'une vie ouvrière.
Ainsi naquit, sans fard, une belle posture
Au sein d’un lointain bois !
Il est de belle école où l’on apprend droiture
Sans tout mettre aux abois.
Vivant seul avec heur ;
Tout au centre d’icelle on voyait sa chaumière,
Home de rempailleur.
Vint, un jour, un garçon qui passa promenant
Traversant cette place.
Il fouillait les recoins d’un air entreprenant,
D’une ambulante classe.
Tout soudain se voyant, fort surpris l’un et l’autre,
Ils eurent un regard.
Le vieil homme, au travail, se prenant pour apôtre
Eut alors cet égard.
Ô mystère en ces lieux ! Faut-il qu’un tel élan
Soit le fruit de présence ?
Non, pardieu ! Mais ce hère au visible talent
Etait en déshérence.
-Approche donc garçonnet ! Vois mon home et regarde
-Tous ces pailleux objets !
-Je les tresse toujours sans l’appui d’aucun barde,
-Mais chantant mes sujets !
*O joyeux rempailleur ! Que j’aime votre accueil
*Empreint de politesse !
*Vous me semblez quiet, ignorant de l’orgueil
*La sotte petitesse !
-Ici, je vis tout seul, à restaurer les chaises
-Que me portent les gens !
-Point d’ennui, point de heurt, surtout point de malaises
-Et fort peu d’obligeants !
*Dites moi le secret de ce fort sage port
*Qui vous met en lumière !
*Je voudrais, pour ma vie, adopter le transport
*D'une vie ouvrière.
Ainsi naquit, sans fard, une belle posture
Au sein d’un lointain bois !
Il est de belle école où l’on apprend droiture
Sans tout mettre aux abois.
