je le veux ce combat il me donne la soif
je me sens prompt à discutailler
et j'ai du fil à revendre
mais de combat il n'y a pas
je charrie des années à deviner en toi
inventer et maudire en vain
je pars et je reviens
comme pour un sempiternel adoubement
(celui-ci est le bon)
et je suis beni d'entre toutes les forces
je passe le plus obscur de mon temps
sous le soleil brulant des plages de l'atlantique
à geindre ou à piaffer
mais au fond
il n'y a que moi
ensuite c'est la vieillesse
je me retrouve là plein d'inertie
à jouer le jeu des gens ordinaires
ceux-là m'attendent à l'envers
il soufflent sur moi leur air vicié
il laissent sur moi les traces
de cette antique mise à mort
et si ma vie c'est cet or
déja ma vie c'est de l'or
c'est une ordalie
Poème écrit par
Joshua Dubernet
L'ordalie
où le mepris se confond en sentiment chretien
Tous droits réservés © Poème posté le 17/01/2015 par Joshua Dubernet
...
