Un habitant de la rue
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Dans un quartier du vieux Paris
Ma gueule écarte les passants.
Couchant au hasard, je survis
Sur les trottoirs inassouvis
Des cruautés qu’offre le temps.
Et chaque jour tourne la page
Sur mon présent désabusé,
Et je me plais du doux ravage
Des trop mystérieux breuvages
Qui ne cessent de m’accabler.
Je vais, je viens, mon pas se traîne
A la recherche d’une tune.
Ma main tendue n’a pas de gêne
Quand je reçois, comme une aubaine,
Quelques sous pour toute fortune.
Dans un square, posés sur un banc,
En partageant pain et mégots,
Mes acolytes grimaçants
Raillent le monde avilissant
Qui mine tant notre cerveau.
Parfois, je m’enfuis de ce monde
Pour oublier le genre humain.
Lorsque, le soir, le froid m’inonde,
Lorsque la nuit se fait immonde ;
Je poétise avec mon chien.
¤¤¤
Janvier 2015
Ma gueule écarte les passants.
Couchant au hasard, je survis
Sur les trottoirs inassouvis
Des cruautés qu’offre le temps.
Et chaque jour tourne la page
Sur mon présent désabusé,
Et je me plais du doux ravage
Des trop mystérieux breuvages
Qui ne cessent de m’accabler.
Je vais, je viens, mon pas se traîne
A la recherche d’une tune.
Ma main tendue n’a pas de gêne
Quand je reçois, comme une aubaine,
Quelques sous pour toute fortune.
Dans un square, posés sur un banc,
En partageant pain et mégots,
Mes acolytes grimaçants
Raillent le monde avilissant
Qui mine tant notre cerveau.
Parfois, je m’enfuis de ce monde
Pour oublier le genre humain.
Lorsque, le soir, le froid m’inonde,
Lorsque la nuit se fait immonde ;
Je poétise avec mon chien.
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Janvier 2015
En ce mois de janvier, voici quelques rimes afin de ne pas oublier nos amis de la rue.
Musique: Les chansons de JM
Musique: Les chansons de JM
