Le poète assassiné
1
Il était vivant, pleinement épanoui,
empli de poésie...
Je ne verrai plus sa longue chevelure,
balayer le sol,
Je n'entendrai plus les colombes,
roucouler dans sa ramure,
Le saule du voisin est mort,
assassiné en plein été.
Il servait d'abri aux oiseaux en période d'été,
L'hiver il était aussi démuni qu'eux
et ses branches devenaient triques.
Je l'aimais en toutes les saisons.
Porteur de poésies, il avait de la prestance,
Bien-sûr, parfois son indiscrétion encombrante,
pénétrait dans ma cuisine,
Il s'approchait trop près,
donnait de l'obscurité,
Avec la tempête il aurait pu,
casser tout sur son passage.
Mais, il ne la pas fait!
Méritait-il d'être assassiné en pleine beauté,
où son énergie le rendait majestueux ?
Si les tueurs avaient attendu l'hiver,
Lorsque plongé dans l'endormissement de sa sève,
déjà dépouillé de son feuillage,
Le crime aurait semblé moins affreux,
Tandis que là, sa chevelure éparse sur le sol
n'en finit pas de pourrir,
Reproche muet de la nature,
face à l'injure infligée.
empli de poésie...
Je ne verrai plus sa longue chevelure,
balayer le sol,
Je n'entendrai plus les colombes,
roucouler dans sa ramure,
Le saule du voisin est mort,
assassiné en plein été.
Il servait d'abri aux oiseaux en période d'été,
L'hiver il était aussi démuni qu'eux
et ses branches devenaient triques.
Je l'aimais en toutes les saisons.
Porteur de poésies, il avait de la prestance,
Bien-sûr, parfois son indiscrétion encombrante,
pénétrait dans ma cuisine,
Il s'approchait trop près,
donnait de l'obscurité,
Avec la tempête il aurait pu,
casser tout sur son passage.
Mais, il ne la pas fait!
Méritait-il d'être assassiné en pleine beauté,
où son énergie le rendait majestueux ?
Si les tueurs avaient attendu l'hiver,
Lorsque plongé dans l'endormissement de sa sève,
déjà dépouillé de son feuillage,
Le crime aurait semblé moins affreux,
Tandis que là, sa chevelure éparse sur le sol
n'en finit pas de pourrir,
Reproche muet de la nature,
face à l'injure infligée.
