Les vieilles
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Elles fixent dehors sans voir fleurs et oiseaux,
Leurs pensées asservies, habillées d’oripeaux.
Je suis magnétisé devant ces vieilles dames,
Clouées dans leur fauteuil, les yeux tristes, sans âme.
Elles semblent éloignées, somnambules sans vie
Submergées dans l’ailleurs, un monde de survie.
Elles ressuscitent les anciens souvenirs,
Les chagrins douloureux lugubres à mourir.
Elles remémorent les instants de bonheur,
Qui parfois chavirait élégamment leur cœur.
Elles fixent dehors sans voir fleurs et oiseaux,
Leurs pensées asservies, habillées d’oripeaux.
Pour quoi étaient-elles dans cet abject mouroir,
Délaissées par la vie de leur joli terroir.
Où sont elles passées les très belles promesses,
Les petites phrases pénétrées d’allégresses ?
On leur avait promis une retraite aisée,
Des journées sans souci, et des nuits apaisées.
Contre leur dur labeur, elles pouvaient rêver,
D’un éden merveilleux à l'infini gravé.
Elles fixent dehors sans voir fleurs et oiseaux,
Leurs pensées asservies, habillées d’oripeaux.
Elles se retrouvent égarées dans leurs songes,
Écœurées à jamais d’avoir cru ces mensonges.
Elles ne prieront plus pour ces bonimenteurs,
Qui les ont séquestrées, aidés par leurs tuteurs.
Exposées aux regards, installées sur un trône,
Chacun peut les croiser avec leurs yeux atones.
Leurs gardiens exigeants les ont changées en sages,
Figées dans l’attente de l’ultime voyage.
Elles fixent toujours sans regarder les autres,
Leurs pensées envolées ne croisent plus les nôtres.
Leurs pensées asservies, habillées d’oripeaux.
Je suis magnétisé devant ces vieilles dames,
Clouées dans leur fauteuil, les yeux tristes, sans âme.
Elles semblent éloignées, somnambules sans vie
Submergées dans l’ailleurs, un monde de survie.
Elles ressuscitent les anciens souvenirs,
Les chagrins douloureux lugubres à mourir.
Elles remémorent les instants de bonheur,
Qui parfois chavirait élégamment leur cœur.
Elles fixent dehors sans voir fleurs et oiseaux,
Leurs pensées asservies, habillées d’oripeaux.
Pour quoi étaient-elles dans cet abject mouroir,
Délaissées par la vie de leur joli terroir.
Où sont elles passées les très belles promesses,
Les petites phrases pénétrées d’allégresses ?
On leur avait promis une retraite aisée,
Des journées sans souci, et des nuits apaisées.
Contre leur dur labeur, elles pouvaient rêver,
D’un éden merveilleux à l'infini gravé.
Elles fixent dehors sans voir fleurs et oiseaux,
Leurs pensées asservies, habillées d’oripeaux.
Elles se retrouvent égarées dans leurs songes,
Écœurées à jamais d’avoir cru ces mensonges.
Elles ne prieront plus pour ces bonimenteurs,
Qui les ont séquestrées, aidés par leurs tuteurs.
Exposées aux regards, installées sur un trône,
Chacun peut les croiser avec leurs yeux atones.
Leurs gardiens exigeants les ont changées en sages,
Figées dans l’attente de l’ultime voyage.
Elles fixent toujours sans regarder les autres,
Leurs pensées envolées ne croisent plus les nôtres.
J’ai visité les services de gériatrie dans des hôpitaux, des maisons de retraite, ci-dessus ce texte traduit ce que mes yeux et mon cœur en ont retenu.
