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Fumée
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La haie sinistre des barbelés
maltraite la nappe de brouillard
qui recouvre malgré l'été
tout un monde de regards

Le soleil crû des miradors
semble jouer dans la pénombre
Il devient rayon de mort
et traque jusqu'aux ombres

Une odeur lourde tenace
monte vers le ciel silencieux
sourdement comme une menace
offrande ou offense aux dieux

Un grand homme décharné
dont les yeux seuls sont en vie
se retourne vers son passé
puisque son avenir le fuit


Toujours d'actualité ?

© Poème posté le 20/08/2014 par Varech

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