Fumée
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La haie sinistre des barbelés
maltraite la nappe de brouillard
qui recouvre malgré l'été
tout un monde de regards
Le soleil crû des miradors
semble jouer dans la pénombre
Il devient rayon de mort
et traque jusqu'aux ombres
Une odeur lourde tenace
monte vers le ciel silencieux
sourdement comme une menace
offrande ou offense aux dieux
Un grand homme décharné
dont les yeux seuls sont en vie
se retourne vers son passé
puisque son avenir le fuit
Toujours d'actualité ?
