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Jalousie
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Petite, était-ce ton amant
Ce vieux chaman qui sait y faire ?
Embrassa-t-il, en son repaire
La lèvre qui ce soir me ment ?

Si je n’ai su, je le déplore,
Pour mériter ton chatoiement,
Iriser d’eau ton con charmant
Comme rosée inonde flore,

Et qu’au contact doux de mes mains
La tendresse que j’élabore
Pour cette fleur de l’hellébore
Ne l’émeuve, et me navre - au moins -

Si de l’amour qui tout transporte
Nous fussions les féaux gamins,
Croyant toujours aux lendemains
Quitte à ne pas fermer de porte,

S’il te découvre, en quelque ailleurs,
Ce sentiment qui réconforte
Et te fera, petite morte,
Languir soudain les yeux rieurs,

Quoique attestant leurs déficiences
Et l’âpre sort de mes sueurs,
J’aurais pour l’or de tes flueurs
Tous les respects et les patiences

Dus, avec mon admiration,
Pour l’aventure où tu te lances !
… Malgré les piques et les lances,
Ces risques vrais de la passion.

© Poème posté le 02/04/2014 par Salus

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