Voici l'hiver glacial, au ciel pâle et livide,
Partout l'on meurt de froid et l'on claque des dents.
Au matin la brume stagne dans l'air humide.
L'horizon est barré de nuages latents.
Puis, la brume se lève au doux soleil tremblant,
Libérant la nature, et les étangs, les lacs
Et qui soudain flamboient sortis de leur carcan
Epais et brouillasseux en ce matin opaque.
Le soleil a du mal à grimper vers les cieux,
Comme si, fatigué, il voulait se coucher.
Le sol encor gelé, attend tout malheureux
Que celui-ci enfin veuill' bien le dégeler.
Et les hommes transis, sont couverts jusqu'aux yeux.
Gants, bonnet, écharpe, les rend méconnaissables.
Les vieux restent chez eux, bien devant un bon feu.
Vivement le printemps, l'été, la mer, le sable.......
Gérard Bollon Maso
