Et spiritus sancti
La morgue, c’est une housse d’embarquement.
Une aire semblable à un sac poubelle, un casier…
Un étant glaciaire. La sommeilleuse, tout à l’écart
Des vivants ; de leurs plaintes, leurs démences
Et leurs deuils.
Aux Subsistants les gestes somnambuliques, compositeurs de quelque chose… une lettre d’amour ? C’est la transe silencieuse, la faim, la soif, la survie et moins, dedans son plus simple appareil qui mène la valse pour eux. Celle à cents ans. Marcher… La robustesse du besoin… De l’avoir… C’est bizarre, l’avoir, quand l’être est tabou.
Les manies, les habitudes manquantes, effilochent
Notre espace de ces Chers. L’insignifiant,
Ces rituels horripilants, ces façons
De touiller le café, lacer les chaussures, hantent.
Et le monde odieux minute après minute, qui continue sa tournée ; naturellement.
Puits il y a la première nuit de mort. Il, Elle, a passé sa première nuit de Mort. Nous aussi. Mais pas assez malheureusement. Dans une main la mort, dans l’autre l’amour ; déterré de l’excrémentiel. Au cœur du poing, fendu à corps perdu, serré, les larmes non pleurées, abyssales, et leur mer,
Et les questions à elles.
Les décombres du non élucidé.
Et cette mémoire changée en poisson…
Apprendre au bleu de l’abîme, au bruit de chasse d’eau rouillé, à cet éclat de rire fracassé contre la porcelaine fêlée, la cuvette aux toilettes de la morgue, Ecume et Absence.
Le Disparu, c’est l’iris sans paupière
Au centre de l’insomnie, le vol au-dessus de l’os,
Et même, la vue de la grande nudité.
Demeurer, c’est se rappeler ses sourires de bébé au sortir d’un cauchemar adulte et leur douceur schubertienne. Devant l’agonie, être saisi, via le contraste entre la tension de la bouche tordue sur la face suante, et le calme des mimines reposant sans peser, paisibles, le long des draps, gonflés par la respiration ventrale.
Se demander lequel des deux dit la vérité à propos…
Sentir la houle d’une lumière muette et entrer
Dans son ombre. Avec un congé quasi définitif.
Comm’ l’envie d’éteindre un phare
Et ce qui nous reste d’yeux.
Une aire semblable à un sac poubelle, un casier…
Un étant glaciaire. La sommeilleuse, tout à l’écart
Des vivants ; de leurs plaintes, leurs démences
Et leurs deuils.
Aux Subsistants les gestes somnambuliques, compositeurs de quelque chose… une lettre d’amour ? C’est la transe silencieuse, la faim, la soif, la survie et moins, dedans son plus simple appareil qui mène la valse pour eux. Celle à cents ans. Marcher… La robustesse du besoin… De l’avoir… C’est bizarre, l’avoir, quand l’être est tabou.
Les manies, les habitudes manquantes, effilochent
Notre espace de ces Chers. L’insignifiant,
Ces rituels horripilants, ces façons
De touiller le café, lacer les chaussures, hantent.
Et le monde odieux minute après minute, qui continue sa tournée ; naturellement.
Puits il y a la première nuit de mort. Il, Elle, a passé sa première nuit de Mort. Nous aussi. Mais pas assez malheureusement. Dans une main la mort, dans l’autre l’amour ; déterré de l’excrémentiel. Au cœur du poing, fendu à corps perdu, serré, les larmes non pleurées, abyssales, et leur mer,
Et les questions à elles.
Les décombres du non élucidé.
Et cette mémoire changée en poisson…
Apprendre au bleu de l’abîme, au bruit de chasse d’eau rouillé, à cet éclat de rire fracassé contre la porcelaine fêlée, la cuvette aux toilettes de la morgue, Ecume et Absence.
Le Disparu, c’est l’iris sans paupière
Au centre de l’insomnie, le vol au-dessus de l’os,
Et même, la vue de la grande nudité.
Demeurer, c’est se rappeler ses sourires de bébé au sortir d’un cauchemar adulte et leur douceur schubertienne. Devant l’agonie, être saisi, via le contraste entre la tension de la bouche tordue sur la face suante, et le calme des mimines reposant sans peser, paisibles, le long des draps, gonflés par la respiration ventrale.
Se demander lequel des deux dit la vérité à propos…
Sentir la houle d’une lumière muette et entrer
Dans son ombre. Avec un congé quasi définitif.
Comm’ l’envie d’éteindre un phare
Et ce qui nous reste d’yeux.
Inspiré de Michèle Finck, Balbuciendo merci...
