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L’An Un

Voici venir le jour maudit, le jour aimé de ta naissance ;
Voici venir ce jour rêvé, de baisers, de caresse et danse…
Je tairai ce frémir que j’eus de toi, dont il ne reste rien,
Dont il ne reste que l’histoire d’un doux rêve, mon seul bien.

Ce silence imposé, en ma mémoire, encor résonne, encor…
Du bruissement de tes abeilles vibre la ruche en mon corps ;
Il demeure à ton arc la corde tendue, qui ne craque, et tremble,
Tremble que nos esprits, nos cœurs, n’aient su trouver le pas de l’amble.

À ton mirage je crus, plus beau qu’oasis, et voulus boire
À la fontaine abondante et de ta bouche et de ton regard.
Les roses, à tes pieds jetées, se sont fanées, et du ciboire,

Désormais vide, s’évapore souvenir d’un cœur hagard.
Où seras-tu, demain, flamme à laquelle me brûler ! La source
Vers laquelle le saumon tendit, pour que s’achève sa course ?
- 01/04/2013 -

Tous droits réservés © Poème posté le 01/05/2013 par Jim

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