Le trophée de Marie
Que veux-tu qu’attends-tu m’amour cruelle et douce
Que ma flamme à braise soit réduite
Les baisers les mots doux les caresses sans suite
Seraient ainsi la lame sur le roc s’émousse
« Je n’attends rien » répondras-tu « et rien ne prends
Et ne demande rien que l’étreinte
Où dans l’instant je fus N’y vois aucune feinte
A mon abandon tu te méprends
Car je vole au présent de demain n’ai que faire
Et l’hier des promesses est mort
Cet hier qui ne fut même s’il m’eût pu plaire »
Il ne serait ni phare ni port
Pour ce bateau qui décida de mer reprendre
Ô ton souffle amour encore entendre
Ton abysse en lequel me plonger et me perdre
Et tes yeux ce vortex qui me noie
Respirer le parfum de ta peau à fleur fendre
Vivre enfin lors du mourir en joie
Il est un cerf qui s’abreuva dans une eau claire
Il y crut voir d’Eros le mirage
Mais quand son flanc fut traversé par son éclair
De Diane il reconnut le visage
Mon cœur est ce gibier de battre cessera
Si du moins il eût pu te nourrir
D’être en ton âtre ce feu qui caressera
De Diane chasseresse qui au bois courir
Ne cesse le bois de tes artères
Encor viendra le cerf à ton eau qui l’altère.
Que ma flamme à braise soit réduite
Les baisers les mots doux les caresses sans suite
Seraient ainsi la lame sur le roc s’émousse
« Je n’attends rien » répondras-tu « et rien ne prends
Et ne demande rien que l’étreinte
Où dans l’instant je fus N’y vois aucune feinte
A mon abandon tu te méprends
Car je vole au présent de demain n’ai que faire
Et l’hier des promesses est mort
Cet hier qui ne fut même s’il m’eût pu plaire »
Il ne serait ni phare ni port
Pour ce bateau qui décida de mer reprendre
Ô ton souffle amour encore entendre
Ton abysse en lequel me plonger et me perdre
Et tes yeux ce vortex qui me noie
Respirer le parfum de ta peau à fleur fendre
Vivre enfin lors du mourir en joie
Il est un cerf qui s’abreuva dans une eau claire
Il y crut voir d’Eros le mirage
Mais quand son flanc fut traversé par son éclair
De Diane il reconnut le visage
Mon cœur est ce gibier de battre cessera
Si du moins il eût pu te nourrir
D’être en ton âtre ce feu qui caressera
De Diane chasseresse qui au bois courir
Ne cesse le bois de tes artères
Encor viendra le cerf à ton eau qui l’altère.
©JIM - 10/07/2012 -
