Message à mon coeur sur la côte océane
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Au soleil de midi, sur la terrasse endormie, je t'écris simplement
Pour te dire qu'ici les premières fraises ont mûri,
le rouge-queue collecte, et l'orage est tombé, dissipant la moiteur
De mes soucis d'hier.
De ton pain aux châtaignes j'ai fait mon déjeuner,
A présent dans ce nid de verdure et de vie
Ma quiétude répond aux parades des merles
Et rend grâce à l'harmonie de la mésange et du grillon.
Bercé par ta voix qui résonne à mon oreille,
je te vois souriant aux rouleaux de l'océan,
Ondine sensuelle, charnelle et offerte
En confiance à la grâce des rudes éléments.
Méditante attentive à son sourd grondement,
Tu humes l'air du large et aux embruns qui te baisent
Tu réponds par des caresses au poli des galets.
Mon corps se chauffe ici, le tien respire là-bas...
Mes mots, ton rire, un instant séparés,
Récoltent ailleurs des saveurs nouvelles,
Et s'offrent en retour à des oreilles amies...
Mais la brise me porte ton parfum ambré,
Et ce nuage né de la dernière marée
Porte sur mes lèvres le sel de tes émotions ;
D'un clic, je te réponds, et télécommunie,
Gorgé de campagne, enivré d'océan,
A cet instant heureux de nos deux coeurs unis.
Pour te dire qu'ici les premières fraises ont mûri,
le rouge-queue collecte, et l'orage est tombé, dissipant la moiteur
De mes soucis d'hier.
De ton pain aux châtaignes j'ai fait mon déjeuner,
A présent dans ce nid de verdure et de vie
Ma quiétude répond aux parades des merles
Et rend grâce à l'harmonie de la mésange et du grillon.
Bercé par ta voix qui résonne à mon oreille,
je te vois souriant aux rouleaux de l'océan,
Ondine sensuelle, charnelle et offerte
En confiance à la grâce des rudes éléments.
Méditante attentive à son sourd grondement,
Tu humes l'air du large et aux embruns qui te baisent
Tu réponds par des caresses au poli des galets.
Mon corps se chauffe ici, le tien respire là-bas...
Mes mots, ton rire, un instant séparés,
Récoltent ailleurs des saveurs nouvelles,
Et s'offrent en retour à des oreilles amies...
Mais la brise me porte ton parfum ambré,
Et ce nuage né de la dernière marée
Porte sur mes lèvres le sel de tes émotions ;
D'un clic, je te réponds, et télécommunie,
Gorgé de campagne, enivré d'océan,
A cet instant heureux de nos deux coeurs unis.
