Dans le grenier de Jacqueline
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Dans le grenier de Jacqueline
Le temps s’habille d’opaline
Et le reflet dans son miroir
Se revêt de rouge et de noir
Les souvenirs flottent en rose
Sur des écharpes de renard
Par la fenêtre le jour ose
A peine glisser un regard…
Dans la poussière qui dépose
Son velours sur un vieux tableau
On aperçoit, paupières closes
Une poupée dans son berceau…
On imagine la main blanche
Qui la berça aux temps heureux
Où, dans une robe pervenche
Jacqueline avait de beaux yeux !
Les souvenirs, en valse lente
S'enlacent au son d'un piano
Dans le fond du grenier que hante
Un clown triste de Medrano
Il joue d'une flûte invisible
Pour accompagner les danseurs
Pendant que sur la vieille cible
Un lutin bleu lance des coeurs
Un moineau jette un oeil timide
A travers les carreaux fêlés
Lorsque la musique languide
S'évapore et vient le héler
Dans le grenier de Jacqueline
Rien ne pourra nous étonner
Si l'on pressent l'ombre divine
Des âmes surgies du passé !
Le temps s’habille d’opaline
Et le reflet dans son miroir
Se revêt de rouge et de noir
Les souvenirs flottent en rose
Sur des écharpes de renard
Par la fenêtre le jour ose
A peine glisser un regard…
Dans la poussière qui dépose
Son velours sur un vieux tableau
On aperçoit, paupières closes
Une poupée dans son berceau…
On imagine la main blanche
Qui la berça aux temps heureux
Où, dans une robe pervenche
Jacqueline avait de beaux yeux !
Les souvenirs, en valse lente
S'enlacent au son d'un piano
Dans le fond du grenier que hante
Un clown triste de Medrano
Il joue d'une flûte invisible
Pour accompagner les danseurs
Pendant que sur la vieille cible
Un lutin bleu lance des coeurs
Un moineau jette un oeil timide
A travers les carreaux fêlés
Lorsque la musique languide
S'évapore et vient le héler
Dans le grenier de Jacqueline
Rien ne pourra nous étonner
Si l'on pressent l'ombre divine
Des âmes surgies du passé !
