Tous les hommes sont des trompeurs,
Le poids de l’âge, le pli de l’honneur
Font rire leur bonne foi
Eux né si finement.
Accolés à la vraie douceur,
Confronté aux jeunes cœurs
Qui se repentent de s’être tant livrés,
Ils rient de leur brillance,
Affectés par de nouvelles attentes,
Affectés par de nouvelles langueurs.
Aviez-vous donc de la tendresse
Votre content et du ciel,
Vous êtes-vous assez repu ?
Car au-delà des amarantes
Qui se dévoilent pour une petite bourse,
Plus loin encore, quelques précieuses
S’enfuient emportant leur foi
Dans l’indicible et le vrai amour.
alain, 2012
