Jardin public
tendres bosquets
tonnelle où naissent et se nouent
vertes idylles en bouquets
fraîches étreintes juvéniles
Jardins de roses éphémères
à peine écloses
dépouillées
jardins secrets
secrètes peines
s’égarant parmi les allées
Quand vient le temps des potagers
des récoltes pesant aux paniers
on cèderait bien aux sirènes
aux jungles bleues
incandescentes
aux jardins fous de Babylone
suspendus aux pas d’une reine…
Trop tard pour tresser des couronnes
navrantes sont les pluies d’automne !
Derrière une vitre en miroir
se tapit le jardin d’hiver
suant ses buées de mémoire
au front frileux des fleurs de serre
