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Poème écrit par FredericG

Vacances

1
Chaque été, tout recommençait.
Le sac,
La voiture,
Les pins défilaient par milliers,
La chaleur qui monte,
Et l’air brûlant sur les visages.

À notre arrivée, au son des plaintes,
Masquant celui des mouettes,
L’ombre de la maison dansait.
Sous son porche, on sentait sa tristesse
Qu’il fallait enjamber.

Les marches, sans barrières,
M’aspiraient vers le refuge.
La porte se refermait,
Laissant les drames se faufiler
Formant un torrent,
Se jetant dans les escaliers.

Les murs me regardaient,
Invitant le tableau cloué
À me sourire,
Laissant son bateau, ses vagues,
Se déchaîner.

Le seau, à droite de l’entrée,
Hébergeait tout ce que le corps refusait de garder.

La carafe jouait à cache-cache,
Se laissant attraper, si peu souvent.
Mes lèvres, heureuses,
Prenaient un malin plaisir
À faire tomber,
Une à une,
Chaque goutte de l’élixir qu’elle abritait.
L’assiette aussi gagnait,
Se dissimulant de nombreuses heures,
Fâchée de mon manque d’intérêt.

Un paquet de cartes,
Oublié depuis de nombreuses années,
Semait la discorde avec ses Piques,
Ses As, ses Cœurs et Carreaux.
Pour sa défense,
Je le transformais en châteaux,
Avec ses tourelles et contreforts,
Puis mon souffle le calmait.

Les livres s’entassaient sur le bureau,
M’invitant aux quatre coins du monde,
Alternant passé, présent, futur.
Certains étaient devenus mes amis.
Ensemble, du matin au soir,
Ils se glissaient dans ce lit,
Si difficile à quitter.

Les semaines passaient,
Une, deux,
Peut-être trois,
Ayant de rares souvenirs
Où les grands se rappelaient,
L’être dissimulé,
Qu’ils devaient libérer.

Les bruits revenaient,
Le soleil m’éblouissait,
Puis le coffre claquait.

Tous droits réservés © Poème posté le 17/10/2026 par FredericG

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