Photo de Côme Brunet
Poème écrit par Côme Brunet

Chemins

Sur la route que je trace du ciel jusqu’à toi,
Coule un cortège d’or qui lance sa musique,
Au gré des êtres et des humeurs élastiques,
Que le soleil joueur déforme entre ses doigts.

Pendant que tu t’enfuis vers les chemins perdus,
Des vagues de bonheur s’abattent sur la ville ;
Le monde est apprêté, et les fous sont dociles.
Ah ! reviens vite et dis moi tout ce que tu as vu.

Vois ce bête animal : ce n’était pas plus beau,
Lui qui n’exige rien, et doit mourir sans crainte ;
Il n’a pas d’ambition — et le travail l'étreinte —,

Ne désire que dormir pour le faire de nouveau
Et mener sa routine. Peut-être... raisonne,
Refuse ce prestige qui n’est fait pour personne.

Tous droits réservés © Poème posté le 04/10/2026 (modifié le 04/10/2026) par Côme Brunet

...