Je suis celle qui calcule,
Lui, celui qui fonce sans détour,
Deux façons de lire la lune,
Deux chemins qui se croisent toujours.
Je pense avant de faire un pas,
Lui avance sans regarder derrière,
Mais quand le danger se montre parfois,
Nous devenons une seule lumière.
Sur l’échiquier de nos vies,
Chaque mouvement cache un secret,
Un pion s’efface, un autre survit,
Et nul ne sait qui gagnerait.
Je déplace mes pièces dans l’ombre,
Lui les pousse avec confiance,
Pendant que le silence encombre
Chaque seconde d’une étrange danse.
L’adversaire croit nous comprendre,
Mais il ne voit jamais nos pensées,
Car derrière chaque geste tendre
Se cache un coup déjà préparé.
Nous avançons sans voir la route,
Sans savoir ce que demain fera,
Entre la certitude et le doute,
On joue sans connaître la fin du combat.
Et si parfois le monde nous sépare,
Si nos chemins prennent des détours,
On garde en silence quelque part
L’espoir de se retrouver un jour.
Car sur l’échiquier de nos vies,
Il reste toujours des coups à jouer,
Même lorsque la partie semble finie,
Il suffit parfois d’un seul mouvement pour tout changer.
