L’été est déjà loin,
Que vient poindre le jour où notre amour se fane.
Nos sentiments,
Jaunis par un soleil trop pâle, se craquellent,
Se desséchant au vent d’une tempête frêle.
Où est donc la passion dont je rêvais jadis ?
Les cœurs battants chamade en pensant aux délices d’un jardin triomphant ?
Les roses qui fleurissent ?
Les corps agonisants ?
Je n’ai rien de tout çà.
Il n’y a que des friches,
Assiégées de douleur,
Au creux d’une dérive.
La fin est sur la rive, en face.
Regarde-la, mon cœur !
