Emportée par le vent, une feuille abandonne
Son bel arbre natal au feuillage empourpré ;
D’un frisson musical elle vient redorer
Les souvenirs ternis des féeries de l’Automne.
Une brume assombrit les couleurs de l’été,
Imprégnant la forêt d’une paix monacale,
Les feuilles sous les pieds font un bruit de cristal,
L’odeur des champignons flotte dans l’air ouaté.
Laissons l’arbre dormir près des eaux qui l’abreuvent,
La pluie rayer les nues de giboulées d’argent
Et la mer s’enivrer de tourbillons géants.
Il est temps de rentrer au creux de sa coquille,
Rassembler les idées que l’estive éparpille
Et mener son ouvrage avec une âme neuve.
