La corolle bleue froisse sa veine
La perle d’eau diamante la soie
A la lisière de son haleine
Quand son pouls déclos tremble de froid
Les cristaux d’azur larment l’émoi
La corolle bleue froisse sa veine
Dans un voile qui s’encre sans voix
A la nuit forgeant l’astre de laine
Au papyrus de la lune pleine
Sur le coussin laiteux de ses ors
La corolle bleue froisse sa veine
Dans le glacis d’encre de l’aurore
Le vers boit la lèvre du silence
L’or coule au suc de son abdomen
La tige retisse l’incidence
La corolle bleue froisse sa veine
