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Poème écrit par Salus

Vétille

2
Je chante une offense légère
Phrasée entre jaspe et tuffeau ;
La très ancienne ode éphémère
Mêlée aux haleines de l’eau.

Je ride un peu la bienséance,
A la margelle, au puits, bernant
L’onde plate, en son pot sans anse,
Et dérange légèrement.

C’est finement iconoclaste
Qu’on remue aux choses le cœur,
Alors qu’aux sons d’un plus grand faste
Pétrifie un trouble intérieur.

(Caressé d’une simple frise,
Rebelle, Erèbe insuffle en cris,
Tus lorsque rebroussé dégrise
Le vent, d’âpres élans proscrits.)

Le mensonge - enivrant exemple -
Si plus prisé d’être véniel,
Sera seul valable sous l’ample
Art gratuit de l’artificiel !

Ainsi, je veux troubler à peine
L’entendement de qui me lit,
Neutre espoir, si rien n’heurte ou freine
De revenir hanter son lit !

Tous droits réservés © Poème posté le 17/09/2026 par Salus

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