Tout va si vite… et moi je vais vers toi,
Le paysage est devenu kangourou ;
Mon regard danse sur la nervosité des voies.
Tout va si vite… et moi je vais vers toi.
La vitesse déraille en cassant ma voix
Les images bondissent sans verrou.
Tout va si vite… et moi je vais vers toi,
Le paysage est devenu kangourou.
Des oiseaux immobiles filaient sur les rails
Quand j’ai levé les yeux vers le ciel ;
Le vent fébrile effeuillait la grisaille.
Des oiseaux immobiles filaient sur les rails.
Les arbres pressés veulent s'enfuir,
Les croissants arrivent avant la corbeille.
Des oiseaux immobiles filaient sur les rails
Quand j’ai levé les yeux vers le ciel
J'ai vu glisser un clocher dans la mare,
Le train riait de mon étonnement ;
Son rythme égare même les gares.
J'ai vu glisser un clocher dans la mare.
Les routes courtisent les nénuphars,
Ma fièvre devient coeur haletant.
J'ai vu glisser un clocher dans la mare,
Le train riait de mon étonnement.
Je veux savourer cet avant du bonheur,
Où mon désir dessine une rosace
L'attente réveille les couleurs.
Je veux savourer cet avant du bonheur.
Le train impassible maîtrise l'heure,
Sans ralentir cette hâte qui m'enlace,
Je veux savourer cet avant du bonheur,
Où mon désir dessine une rosace .
Les retrouvailles seront-elles à la hauteur ?
Les horloges de gare refusent de répondre ;
Je vibre au seuil d’un fantasme enjôleur.
Les retrouvailles seront-elles à la hauteur ?
Certes l'attente réveille les couleurs.
Mais le temps finit par se morfondre.
Les retrouvailles seront-elles à la hauteur ?
Les horloges de gare refusent de répondre.
Poème écrit par
Viemartienne
Moins vite
3
Tous droits réservés © Poème posté le 24/08/2026 par Viemartienne
...
